Pourquoi n'ouvrons-nous pas d'ambassades entre le Liban et Israël ? Pourquoi le Liban reste-t-il piégé dans les complexes du passé tandis que toute la région évolue et lit les intérêts—pas les illusions ?
Les questions ne sont plus interdites sauf dans le dictionnaire forgé par la milice iranienne, pas dans la conscience des Libanais qui ont payé seuls le prix des guerres.
Aujourd'hui, la diaspora libanaise—la force même que le système dirigeant a tenté d'étouffer pendant des décennies—sait que le moment est venu d'agir. De briser le mur imaginaire entre Libanais et Israéliens et de lancer un dialogue sérieux, responsable et honnête qui ouvre la porte à l'amitié, à la coopération et au développement partagé… une paix véritable qui ne se cache pas d'elle-même et n'attend la permission de personne.
Que certains aiment l'admettre ou non, la réalité montre qu'Israël a joué un rôle central en empêchant le Liban de devenir une patrie alternative pour les Palestiniens en 1982 et se dresse aujourd'hui contre l'expansion iranienne qui a transformé le Liban en une plateforme de roquettes et de ruines. C'est une réalité factuelle visible pour chaque Libanais qui vit en dehors du tunnel de la propagande.
Aujourd'hui, nous vivons une nouvelle étape : Soit nous brisons le cycle infernal entre la milice armée opérant hors la loi et l'État kidnappé, soit nous restons otages à jamais.
Nous appelons le nouveau négociateur du Liban, l'ambassadeur Simon Karam, à être clair : Soit diriger vers des pourparlers qui établissent un traité de paix sans ambiguïté, soit démissionner. Il n'y a pas de place pour la mendicité politique, ni pour s'asseoir à la table simplement pour gagner du temps en faveur du Hezbollah et de l'Iran. Les négociations ne sont pas une pièce de théâtre, ni un écran de fumée. Soit nous avançons, soit nous admettons que nous ne détenons pas notre propre décision.
Lorsque le Hezbollah a décidé d'entrer dans la « guerre de soutien », il n'a pas demandé aux Libanais. Il a imposé la guerre, s'est assis sur la tête des gens, puis a exigé leur silence. Alors pourquoi les Libanais doivent-ils le consulter aujourd'hui avant d'initier un dialogue de paix ?
C'est une logique tordue—la logique d'une milice, pas la logique d'un État.
Et parce que la paix est un projet qui nécessite une véritable puissance internationale pour le soutenir, les États-Unis—depuis longtemps le principal soutien de l'armée libanaise et des institutions légitimes—sont la partie capable de parrainer tout accord de paix libano-israélien.
Washington n'est pas simplement un médiateur ; c'est un pilier politique, sécuritaire et économique capable d'assurer la mise en œuvre de l'accord.
La présence des États-Unis comme garant ouvre la porte à un accord solide qui ne s'effondrera pas à la première menace de milice ou secousse régionale.
Une opportunité historique repose entre les mains de la diaspora. Les Libanais à l'étranger possèdent ce que la classe politique hésitante à l'intérieur ne possède pas : la liberté, le courage, la vision.
Ils savent mieux que quiconque que le monde a changé et que les Accords d'Abraham ne sont pas un projet ou un rêve, mais une réalité en expansion. Qu'est-ce qui empêche le Liban de rejoindre un nouvel Orient montant, alors que nous enterrons nos enfants tous les dix ans dans une nouvelle guerre qui n'est pas la nôtre ?
Cette opportunité n'est pas seulement diplomatique, mais existentielle.
Une chance pour la diaspora de déclarer d'une seule voix : La plupart des Libanais veulent la paix, veulent un véritable État, et rejettent la présence continue d'un parti qui opère comme un bras terroriste étranger sur le sol libanais.
La classe politique à l'intérieur n'est pas libre. Elle est captive des diktats de la milice, terrifiée par la confrontation, paralysée dans sa volonté.
Ces individus n'ont pas le droit de monopoliser les décisions étrangères du Liban, ni d'empêcher le peuple—à l'intérieur et à l'étranger—de poursuivre un avenir meilleur.
L'état d'esprit de la diaspora libre, non courbé par les menaces ou les armes, peut ouvrir une nouvelle porte pour le Liban : la porte de l'État, pas du mini-État. la porte de la paix, pas de la guerre ; la porte de la souveraineté, pas de la sujétion.
La paix n'est pas une trahison. La paix n'est pas une faiblesse. La paix n'est pas une soumission.
La trahison, c'est permettre à l'État de rester kidnappé. La faiblesse, c'est laisser une milice décider de votre destin. La soumission, c'est attendre la permission des autres pour construire votre propre avenir.
Aujourd'hui, le choix devant les Libanais—en particulier la diaspora—est clair :
Le Liban nous appelle. Soit la paix… soit la continuation d'un effondrement sans limites.

