Analyse approfondie, stratégie géopolitique et mises à jour critiques.

L'économie de la sécurité humaine – Pourquoi le redressement du Liban doit commencer par sa population
Les décennies de conférences de donateurs au Liban et de réformes macroéconomiques ont échoué parce qu'elles ont ignoré la base de la véritable reprise. Tant que la sécurité humaine et les ménages ne seront pas placés au centre de l'action, les accords continueront de rater leur cible.


Au-delà de UNIFIL
Alors que UNIFIL se prépare à se retirer, le Liban doit décider si une présence internationale temporaire est nécessaire et, plus important encore, s’il est enfin prêt à donner aux Forces armées libanaises les moyens d’exercer une pleine autorité souveraine dans le sud.

La militarisation de la macroéconomie
La militarisation de la macroéconomie transforme le paysage mondial : les variables économiques ne sont plus seulement influencées par les conflits, elles deviennent des instruments directs de la compétition stratégique entre les États.


La crise bancaire libanaise a transformé bien plus que les bilans bancaires ; elle a transformé la nature même des dépôts bancaires.
La crise financière libanaise a transformé les dépôts bancaires, passant d'une monnaie liquide de confiance à des créances financières incertaines par le biais d'interventions administratives prolongées. Par conséquent, toute résolution bancaire efficace doit d'abord définir juridiquement la nature actuelle de ces créances plutôt que de les traiter comme elles l'étaient avant la crise.


Le chemin du Liban vers la sortie de la liste grise du GAFI : gouvernance, efficacité institutionnelle et retour de la confiance
La capacité du Liban à sortir de la liste grise du GAFI d'ici la fin de 2026 dépendra non pas de l'adoption de nouvelles lois, mais de la mise en œuvre effective de ses réformes en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (LBC/FT). Malgré les défis économiques et de reconstruction d'après-guerre, la décision du GAFI reposera sur des résultats institutionnels mesurables, notamment en matière de renseignement financier, d'enquêtes, de recouvrement des avoirs et de supervision fondée sur les risques, faisant d'une gouvernance efficace la clé du rétablissement de la confiance internationale.


Le paysage monétaire du Liban sous l’escalade des sanctions
Les sanctions américaines contre le Liban ne sont plus perçues uniquement comme des mesures financières ou juridiques visant des individus ou des réseaux spécifiques. Elles reflètent de plus en plus un changement plus large dans l’approche de Washington, qui dépasse les réseaux de financement du Hezbollah pour toucher les sphères politique, sécuritaire et institutionnelle du Liban. Les récentes sanctions visant des responsables politiques, parlementaires et sécuritaires liés au parti illustrent cette évolution et suggèrent une attention croissante portée aux structures considérées comme soutenant l’influence du Hezbollah au sein de l’État libanais. Cette situation place le Liban dans une position délicate, d’autant plus que son économie demeure étroitement liée au système financier mondial.


Exploiter les biens communs : la militarisation systématique par le Hezbollah des infrastructures civiles et culturelles du Liban.
La méthodologie du Hezbollah exploite systématiquement les infrastructures civiles, médicales et historiques du Liban pour protéger ses actifs militaires. En militarisant ces sites protégés, le groupe impose un choix impossible entre l'inaction tactique et le risque de dommages collatéraux catastrophiques pour l'État qu'il prétend défendre.

Au-delà de l’étiquette : Comprendre la crise systémique du Liban — La politique du temps et de l’inaction.
Le retard prolongé dans la reconnaissance et l’allocation des pertes a transformé le temps lui-même en un mécanisme d’ajustement implicite. Plutôt que de résoudre l’insolvabilité par une restructuration transparente, l’ajustement s’est opéré par l’inflation, la dépréciation monétaire et l’érosion du pouvoir d’achat, transférant ainsi le fardeau de la crise des institutions vers la population.


Leçons pour le Liban — Le cas de l’Italie.
Pour démanteler une milice infiltrée dans l'État, il est impossible de compter sur des institutions compromises. Le « Maxi Procès » italien prouve qu'une pointe de lance judiciaire autonome et hautement contrôlée est nécessaire pour traiter la milice et ses facilitateurs politiques comme une seule conspiration criminelle unifiée.
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